Résultats des travaux pour le territoire de l’entente de la « Paix des Braves »

Le Forestier en chef, M. Pierre Levac, a déposé ce matin les résultats des travaux visant à établir les possibilités forestières des quinze unités d’aménagement forestier du territoire couvert par l’Entente « Paix des Braves » au ministre des Ressources naturelles et de la Faune. Ces résultats seront rendus publics cet après-midi à Roberval à 15 h 30 au Château Roberval.

Présentation du Forestier en chef

Communiqué :

Roberval, le 19 mars 2008 – Le Forestier en chef, M. Pierre Levac, a dévoilé aujourd’hui les résultats des analyses en vue d’établir la possibilité annuelle de coupe à rendement soutenu pour les 15 unités d’aménagement forestier pour le territoire de l’entente de la « Paix des Braves ». Il est essentiel de préciser que les résultats rendus publics aujourd’hui ne représentent pas la possibilité forestière pour les années 2008-2013. En effet, ces chiffres constituent un avis au ministre des Ressources naturelles et de la Faune qui, en vertu de certaines dispositions du projet de loi 39 adopté en décembre 2007, peut demander au Forestier en chef, à la lumière de ces nouvelles données, d’établir une nouvelle possibilité forestière pour les unités d’aménagement forestier concernées.

En décembre 2006, le Forestier en chef évoquait la possibilité de reprendre les calculs des possibilités forestières (CPF) pour les 15 unités d’aménagement forestier (UAF) du territoire couvert par l’Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec (Entente), connue également sous le vocable « Paix des Braves ». Il décidait également d’établir le niveau des possibilités forestières en s’inspirant des paramètres établis par la Loi 71 soit, 25 % pour le sapin, l’épinette, le pin gris et le mélèze (SEPM) et de 5 % pour les feuillus, assurant ainsi la continuité des opérations forestières et la confection des plans généraux d’aménagement forestier 2008-2013 par Forêt Québec et l’industrie forestière.

Pour effectuer ce travail, les nouveaux logiciels Spatial / Woodstock et Stanley ont été utilisés en intégrant des notions spatiales et d’optimisation, dans le sens des recommandations de la commission Coulombe. Cette opération, complexe et rigoureuse, a nécessité une adaptation importante pour les spécialistes et a entraîné des délais supplémentaires.

Les processus et les intrants ont dû être adaptés à cette nouvelle technologie. Il a fallu notamment traduire dans des modèles mathématiques des notions écrites traitant de particularités liées à des modes de vie traditionnels, ce qui constitue une première au Québec. En effet il n’existe pas de modèle pour le traitement de telles données et il a fallu faire preuve d’ingéniosité pour intégrer toutes les notions particulières de l’Entente dans la réalisation des calculs. Les spécialistes ont dû s’approprier et maîtriser les outils qui serviront à la réalisation des calculs pour la période 2013-2018. Les résultats tiennent compte également de la diminution de la superficie des territoires par l’introduction d’aires protégées et la nouvelle délimitation de la limite nordique.