Sur la recommandation du Forestier en chef, le gouvernement du Québec fera l’acquisition du logiciel

Le Forestier en chef, M. Pierre Levac, se dit heureux de la décision du gouvernement du Québec de procéder à l’acquisition d’un nouveau logiciel de calcul de la possibilité forestière, plus spécifiquement le logiciel Woodstock/Stanley. Cet outil, sélectionné selon un processus rigoureux, vise d’abord à corriger le plus grand nombre possible de lacunes identifiées notamment par la Commission Coulombe ainsi que par le comité scientifique chargé d’évaluer le calcul de la possibilité forestière. De plus, il vise à permettre au Forestier en chef de livrer des calculs de la possibilité forestière intégrant un plus grand nombre de valeurs économiques, sociales et environnementales, dans un temps plus court et avec un personnel réduit.

Au cours de la dernière année, l’équipe du Forestier en chef a évalué les différentes avenues disponibles en matière de refonte du calcul de la possibilité forestière, soit la modernisation de Sylva II, la conception d’une solution sur mesure et la conception d’une solution technologique articulée autour d’une application commerciale éprouvée de calcul.

La dernière option s’est avérée la plus avantageuse des trois. Elle offre l’assurance de disposer d’une masse critique de fonctionnalités permettant de combler les lacunes soulevées précédemment. De plus, le logiciel Woodstock/Stanley est soutenu par une firme canadienne, de réputation internationale et dont les produits ont déjà été éprouvés au Québec et dans le reste du Canada depuis plusieurs années.

Ce nouveau logiciel de calcul de la possibilité forestière permettra d’accélérer grandement l’exercice du calcul et de réaliser des analyses d’impacts au besoin. Cette capacité devient essentielle dans le contexte de la gestion intégrée des ressources, alors que les scénarios de mise en valeur des ressources devraient se multiplier.

Le logiciel choisi offre la capacité d’optimiser les résultats recherchés en calcul de possibilité forestière, ce que ne permet pas Sylva ll . Le nouveau logiciel propose une solution optimale dans l’espace et dans le temps pour la rendre plus conforme à la réalité des opérations forestières ainsi qu’aux normes en matière de gestion de l’environnement.

Le prochain logiciel offre aussi la possibilité d’intégrer la dimension économique. Ceci permet notamment d’évaluer le coût associé à la mise en application d’une stratégie sylvicole ainsi que les revenus, pour l’État, des volumes de bois produits. Il offre également la possibilité de pousser l’analyse économique en additionnant des critères de plus haut niveau tels que les emplois associés aux travaux sylvicoles et à la transformation, ainsi que la valeur ajoutée produite. De plus, ce logiciel est doté d’un mode de simulation qui permet d’intégrer l’effet des perturbations naturelles, soit les feux, les épidémies, le renversement par le vent, etc…

Ce logiciel rendra l’ensemble du processus de calcul beaucoup plus convivial, performant et souple. Il permettra des rétroactions rapides et facilitera grandement le contrôle de la qualité du processus de calcul ainsi que le maintien de l’intégrité et de la sécurité des données. Il sera développé sous l’égide d’une équipe multidisciplinaire regroupant des spécialistes du Bureau du Forestier en chef et de plusieurs directions du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Il sera pleinement fonctionnel au 2e trimestre de 2009 et servira à produire les prochains calculs de la possibilité forestière pour les années 2013 à 2018.