Volumes de bois non récoltés entre 2008 et 2013: le Forestier en chef a complété son évaluation

Le Forestier en chef, M. Gérard Szaraz, annonce qu’il a complété son évaluation des volumes de bois non récoltés de la période 2008-2013. Ces bois pourraient, au choix du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, être laissés sur pied, mis en marché par le Bureau de mise en marché des bois ou vendus à des usines de transformation des bois, en vertu de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier.

L’analyse d’écart entre les volumes récoltés et les possibilités forestières révèle que globalement 56 millions de mètres cubes de bois de la période allant du 1er avril 2008 au 31 mars 2013 n’ont pas fait l’objet de récolte. « Le ralentissement important des activités forestières, en raison d’une conjoncture économique défavorable, explique en bonne partie cette situation. Depuis, l’amélioration des conditions de marché provoque un accroissement de la demande en bois pour approvisionner les usines de transformation. L’accès à des volumes additionnels contribuerait au développement économique des régions forestières, » a rappelé le Forestier en chef.

Dans son évaluation, le Forestier en chef a appliqué différents facteurs d’ajustement, soit notamment la prise en compte des superficies affectées par les feux, la faisabilité technique et financière de ces récoltes, la mise en place de nouvelles aires protégées et autres mesures de protection. Après analyse, le volume potentiellement disponible se situe à près de 36 millions de mètres cubes de bois, toutes essences confondues, dont environ 11 millions de mètres cubes se trouvent dans des secteurs comportant peu de contraintes et plus intéressants pour la récolte. La majeure partie de ces derniers volumes, soit 10 millions de mètres cubes, fait partie du groupe SEPM (sapin – épinettes – pin gris – mélèzes).

Le Forestier en chef tient à rappeler que la partie de ces volumes de bois considérés pour la récolte devra respecter l’ensemble des stratégies et des objectifs d’aménagement durable retenus pour la détermination des possibilités forestières de la période 2013-2018.

Dans le prélèvement de ces volumes, la répartition prévue selon les types de forêts et les difficultés d’opération sur le terrain devra également être prise en compte. Par ailleurs, la récolte nécessitera des ressources et des budgets additionnels pour s’assurer que l’aménagement est conforme aux bonnes pratiques. Outre les coûts liés à l’exécution des traitements sylvicoles, dans la planification budgétaire, les ressources additionnelles nécessaires pour la mise en œuvre et le suivi des interventions devront aussi être considérés. Tous ces éléments viendront influencer la quantité de bois qui pourrait être effectivement rendue disponible à la récolte.

Le Forestier en chef précise que la mise en disponibilité de nouveaux volumes de bois n’entraînera pas de modification des possibilités forestières en vigueur, ces volumes ayant été considérés comme récoltés dans le calcul des possibilités forestières de la période 2013-2018. La récolte de ces volumes n’aurait pas non plus d’impact sur l’atteinte des objectifs de protection des écosystèmes forestiers.

Finalement, la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier établit que c’est au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs qu’il appartient de disposer de ces volumes de bois. « Ces bois pourront, au choix du ministre, être laissés sur pied, être mis en marché par le Bureau de mise en marché des bois ou être vendus à des usines de transformation du bois », a tenu à préciser le Forestier en chef.

bouton Pour connaître les volumes de bois disponibles par région et dans chaque unité d’aménagement, nous vous invitons à prendre connaissance de la Décision du Forestier en chef, sur notre site Internet au www.forestierenchef.gouv.qc.ca