Allocution de M. Pierre Levac à l’occasion de l’annonce de la nomination du Forestier en chef du Québec

Notes pour une allocution de
M. Pierre Levac
à l’occasion de l’annonce de la nomination
du Forestier en chef du Québec

Roberval,
Le 8 décembre 2005

(La version prononcée prévaut)

Remerciements d’usage,

Quand j’ai pris connaissance de l’appel de candidatures pour le poste de Forestier en chef, cela a éveillé ma curiosité. J’avais déjà lu quelques extraits du rapport de la Commission Coulombe.

Encore sous l’émotion d’un retour d’un voyage de travail dans le secteur forestier à l’étranger, je me suis remis à la lecture complète du rapport. Le chapitre définissant les rôles et responsabilités du Forestier en chef, a vraiment attiré toute mon attention et mon intérêt, à partir de ce moment.

Il y a tellement une grande différence entre ce que je venais de vivre à l’étranger et ce que nous vivons au Québec. À partir de ce moment, ce n’était qu’une question de temps et de patience à travers toutes les étapes du processus de sélection prévu par la Loi no 94. J’avais la volonté et l’intérêt de me rendre jusqu’au bout de ce processus et d’obtenir le poste.

Dans une perspective de développement durable, le mandat du Forestier en chef a à établir la possibilité forestière, à assurer la préparation du Manuel d’aménagement, à conseiller le ministre en matière de foresterie et de lui proposer des exigences particulières à imposer aux bénéficiaires de CAAF et CAF.

Le mandat du Forestier en chef n’est pas que de recommander une planification ordonnée des activités, mais aussi d’assurer une analyse des résultats obtenus en matière d’aménagement durable des forêts et de formuler des recommandations.

Nous devrons faire une lecture périodique de l’état de la forêt publique afin d’en garantir le développement durable. Cela me semble fondamental et j’entends relever ce défi avec toute la rigueur et la vision que les fonctions de Forestier en chef requièrent. Nous avons toutes les garanties nécessaires de neutralité, d’indépendance et de transparence pour y arriver.

Mes formations académiques et professionnelles ainsi que mes expériences de travail des 30 dernières années recoupent l’essentiel des mandats et responsabilités que le Forestier en chef aura à réaliser. À cet égard, je vous invite à consulter mon curriculum vitae pour plus de détails.

Je me sens donc à l’aise avec la nature du travail même si cela représente, pour moi, un défi et des responsabilités considérables.

Pour bien faire mon travail, je me devrai d’être à l’écoute de l’ensemble des parties intéressées par le milieu forestier.

J’ai l’intention de continuer d’être un forestier de terrain qui cherche à en comprendre les réalités, afin d’assurer une gestion dynamique et adaptative inspirée des différentes réalités régionales et de formuler des recommandations éclairées au ministre responsable.

Je vais avoir à mettre en place une équipe de travail dont le rayonnement couvrira l’ensemble des régions du Québec. En collaboration avec les différents partenaires du milieu forestier, il sera important de créer les synergies nécessaires à la réalisation des mandats du Forestier en chef.

Et, pour terminer, je suis très heureux que le bureau principal du Forestier en chef soit situé ici à Roberval, au cœur du Saguenay–Lac-Saint-Jean, une des grandes régions forestières du Québec.

Merci de votre attention.