Allocution de M. Pierre Levac, Forestier en chef du Québec à l’occasion de la rencontre de presse sur la première décision du Forestier en chef

Notes pour une allocution de
M. Pierre Levac,
Forestier en chef du Québec
À l’occasion de la rencontre de presse sur
la première décision du Forestier en chef

Roberval
9 mars 2006

(La version prononcée prévaut)

Salutations d’usage,

– Je suis heureux d’être ici aujourd’hui pour rencontrer la presse, faire le point sur l’organisation du Bureau du Forestier en chef et pour vous faire part d’une première décision concernant les résultats du calcul des possibilités annuelles de coupe à rendement soutenu.

– Depuis le 8 décembre dernier, j’occupe le poste de Forestier en chef. Ce poste constitue une première pour le Québec. Au Canada, seule la Colombie-Britannique a mis en place un poste équivalent de Forestier en chef.

– La fonction de Forestier en chef est hautement stratégique et elle me confère une responsabilité considérable. Je ne peux donc pas vous cacher que ce poste représente pour moi un défi unique et extraordinaire.

– Cette fonction est stratégique car elle concrétise la volonté gouvernementale de poursuivre le virage forestier amorcé en 2005 à la suite du dépôt du rapport de la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise, la commission Coulombe.

– D’ailleurs, le création du poste de Forestier en chef est une des principales recommandations de la commission.

– Mais concrètement, que fera le Forestier en chef. Tout d’abord, je veux attirer votre attention sur le fait que j’occuperai cette fonction dans un contexte de neutralité, d’indépendance et de transparence, comme le stipule la Loi.

Au nombre des responsabilités qui me sont confiées on retrouve :

  • la validation scientifique du processus de collecte d’évaluation des données relatives aux possibilités annuelles de coupe.
  • la validation des règles permettant d’évaluer les possibilités annuelles de coupe.
  • la supervision des opérations en vue de déterminer les possibilités annuelles de coupes à rendement soutenu.

– Je vous invite d’ailleurs à consulter l’exemplaire de la Loi n° 94 que nous avons inséré dans votre pochette de presse pour connaître l’ensemble des responsabilités confiées au Forestier en chef.

– Mais, comme je vous le mentionnais précédemment lorsque je parlais de défi, ce qui est stimulant dans cette nouvelle fonction de Forestier en chef, c’est que tout est à créer en termes de structure et d’organisation. À ce chapitre, j’ai toute la latitude nécessaire pour faire de ce poste un élément clé de la gestion forestière au Québec.

– Je suis à mettre en place l’équipe qui me secondera. Et cette tâche me tient particulièrement à cœur, car en plus de la compétence, je veux m’associer à des gens dynamiques; des personnes qui travailleront dans un esprit de collégialité et qui feront preuve d’une ouverture d’esprit et d’une grande rigueur scientifique.

– J’ai déjà recruté un noyau de personnes-ressources qui est déjà à l’œuvre (volet administratif et planification stratégique) et je compte continuer à recruter du personnel au cours des prochains mois. À terme, j’estime qu’environ 80 personnes travailleront, à la fois au siège social de Roberval et dans les différents bureaux locaux répartis dans les principales régions forestières.

– Enfin, le Bureau du Forestier en chef est maintenant accessible sur Internet. Cette « cybervitrine » deviendra un des lieux privilégiés pour connaître les avis et les décisions du Forestier en chef.

– En ce qui a trait aux résultats du calcul des possibilités annuelles de coupe, je vous annonce qu’à compter du mois de juin, soit au moment où les résultats des calculs seront complétés et qui me seront transmis par le secteur Forêt Québec du ministère des Ressources et de la Faune, j’imposerai un processus de validation de ces résultats.

– Un comité aviseur, dont la composition et le mandat seront annoncés au mois de mai prochain, travaillera de concert avec l’équipe du Bureau du Forestier en chef à l’analyse des résultats. Les résultats des calculs seront rendus publics de façon préliminaire sur le site Internet du Bureau du Forestier en chef et ce, dans les meilleurs délais.

– Selon un calendrier d’activités, que je ferai connaître aussi en mai prochain, j’estime qu’une période de six mois sera nécessaire pour me permettre de rendre une décision finale quant à la possibilité ligneuse pour chacune des 74 unités d’aménagement forestier que l’on retrouve sur le territoire public.

– À l’automne 2006, je compte donc faire connaître les résultats des calculs, ceci donnera le temps nécessaire au bénéficiaires de contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier, en collaboration avec les équipes de Forêt Québec, de finaliser les plans d’aménagement forestier et d’aller en consultation avant leur entrée en vigueur le 1er avril 2008.

– Cette première décision de principe repose sur les responsabilités qui ont été définies dans la loi n° 94 et qui stipule que le Forestier en chef doit rendre publiques les possibilités annuelles de coupe à rendement soutenu ainsi que les justifications ayant conduit à les déterminer.

– Comme je le mentionnais lors de ma nomination en décembre dernier, nous devrons faire une lecture périodique de l’état de la forêt publique afin d’en garantir un développement qui soit à la fois durable et responsable. La décision que je rends aujourd’hui s’inscrit dans cette foulée. Elle est essentielle pour assurer la rigueur et la vision que les fonctions de Forestier en chef requièrent.

– En terminant j’aimerais vous souligner que, tant au siège social à Roberval que dans chacun des bureaux locaux, l’équipe du Bureau du Forestier en chef entrevoit son travail comme une occasion unique de partager et d’être à l’écoute de l’ensemble des utilisateurs du milieu forestier.

Je vous remercie de votre attention.