Allocution de M. Pierre Levac, Forestier en chef du Québec à l’occasion du Congrès annuel 2006 de l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ)

Notes pour une allocution de
M. Pierre Levac,
Forestier en chef du Québec
à l’occasion du
Congrès annuel 2006
de l’Association des entrepreneurs
en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ)

Québec
23 février 2006

(La version prononcée prévaut)

Salutations d’usage,

Je suis heureux de participer à ce Congrès 2006 de l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec.

Le thème de votre congrès « Des arbres, des hommes.. et des régions! » cadre d’ailleurs très bien avec le nouveau poste de Forestier en chef, en ce sens, qu’une des visions associées à la fonction de Forestier en chef, vise à supporter la réalisation d’un aménagement harmonieux des forêts pour les gens et l’ensemble des parties intéressées qui composent les communautés.

Depuis le 8 décembre dernier j’occupe le poste de Forestier en chef. Ce poste constitue une première pour le Québec. Au Canada, on retrouve un Forestier en chef seulement en Colombie-Britannique.

La fonction de Forestier en chef est hautement stratégique et elle me confère une responsabilité considérable. Je ne peux donc pas vous cacher que ce poste représente pour moi un défi extraordinaire et unique.

Cette fonction est stratégique car elle concrétise la volonté gouvernementale de poursuivre le virage forestier amorcé en 2005 à la suite du dépôt du rapport de la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise, la commission Coulombe.

D’ailleurs, le création du poste de Forestier en chef est une des principales recommandations de la commission.

Mais concrètement, que fera le Forestier en chef. Tout d’abord, je veux attirer votre attention sur le fait que j’occuperai cette fonction dans un contexte de neutralité, d’indépendance et de transparence, comme le stipule la Loi.

Mon travail se concentrera, entre autres :

  • Sur la validation scientifique du processus de collecte d’évaluation des données relatives à la possibilité forestière.
  • Sur la validation des règles permettant d’évaluer la possibilité forestière.
  • Sur la supervision des opérations en vue de déterminer les possibilités annuelles de coupes à rendement soutenu.
  • Sur le rôle conseil auprès du ministre au niveau du contenu des plans d’aménagement forestier soumis.
  • Sur la préparation du prochain Manuel d’aménagement forestier.
  • Sur la préparation et la transmission au ministre d’un bilan quinquennal sur l’état des forêts publiques et sur les résultats obtenus en matière d’aménagement durable au sens de la Loi sur les forêts.

Ainsi, tout ce travail me permettra de faire une lecture périodique de l’état de la forêt publique afin d’en garantir un développement harmonieux qui soit à fois durable et responsable. Comme vous le voyez, j’ai beaucoup de pain sur la planche et du plaisir qui m’attend.

Concrètement, depuis mon arrivée en poste, la seule chose que je peux simplement vous dire c’est que je n’ai pas chômé. Mais, comme je vous le mentionnais précédemment lorsque je parlais de défi, ce qui est stimulant dans cette nouvelle fonction de Forestier en chef, c’est que tout est à créer en termes de structure et d’organisation.

À ce chapitre, j’ai toute la latitude nécessaire pour faire de ce poste une référence en matière de foresterie au Québec.

Les premières semaines ont d’ailleurs été marquées par une familiarisation, en vitesse très accélérée, des principaux dossiers forestiers en cours.

Je suis à mettre en place l’équipe qui me secondera. Et cette tâche me tient particulièrement à cœur, car en plus de la compétence, je veux m’associer des gens dynamiques; des personnes qui travailleront dans un esprit de collégialité et qui feront preuve d’une ouverture d’esprit et d’une grande rigueur scientifique.

J’ai déjà recruté un noyau de personnes ressources qui est déjà à l’œuvre (volet administratif et planification stratégique) et je compte continuer à recruter du personnel au cours des prochains mois. À terme, j’estime qu’environ 100 personnes travailleront au siège social de Roberval et dans les différents bureaux locaux répartis dans les principales régions forestières.

Enfin, le Bureau du Forestier en chef est maintenant accessible sur Internet. Ce nouveau site, je le veux vivant, en constante évolution et à l’image des travaux de l’équipe du bureau. Cette «cybervitrine» deviendra d’ailleurs un des lieux privilégiés pour connaître les avis et les décisions du Forestier en chef.

Comme on le dit souvent, le meilleur est à venir. J’entends donc relever ce défi avec la même passion que j’ai toujours eue pour la forêt et avec la rigueur que les fonctions de Forestier en chef requièrent.

Je suis aussi déterminé à créer au sein de mon équipe, et avec l’ensemble de nos partenaires du milieu forestier, la synergie nécessaire à l’accomplissement de notre mandat.

Au siège social de Roberval et dans chacun des bureaux locaux, mon équipe et moi entrevoyons notre travail comme une occasion unique de partager et d’être à l’écoute de l’ensemble des utilisateurs du milieu forestier.

J’ai à cœur la forêt du Québec et j’aimerais que nous soyons de ceux et de celles qui, au cours des prochaines années, planteront au sein de la collectivité québécoise, les semis qui redonnerons la fierté face à cette ressource naturelle primordiale et face aux travailleurs forestiers qui en vivent.

C’est un rendez-vous avec lequel je nous convie tous.

Je vous remercie tous

Bonne soirée !