Le forestier en chef fait le point sur les calculs des possibilités forestières pour la région du Nord-du-Québec

Québec, le 21 février 2008 – Le Forestier en chef tient à préciser qu’il ne subit aucune pression politique pour retarder la livraison des résultats des calculs des possibilités forestières pour le territoire couvert par l’Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec, connue également sous le vocable « Paix des Braves ». Le Forestier en chef, Pierre Levac, est conscient que le milieu forestier et particulièrement les travailleurs et l’industrie forestière du Nord-du-Québec sont inquiets et qu’il faut leur donner l’heure juste le plus tôt possible.

Après un an d’efforts soutenus, une session intensive de travail est en cours afin d’assurer dans les meilleurs délais la livraison des résultats des calculs des possibilités forestières pour ce territoire. « Mentionnons que l’objectif de livrer les résultats dans la semaine du 17 mars est envisageable. Les problèmes informatiques qui ont entraîné des délais sont résolus depuis un certain temps. La complexité et la rigueur du processus de calcul associés aux modalités particulières du territoire visé expliquent les délais actuels pour la livraison des résultats. » explique Pierre Levac.

Rappelons qu’en décembre 2006 le Forestier en chef décidait de reprendre les calculs pour ce territoire. Il décidait également d’établir provisoirement le niveau des possibilités forestières en s’inspirant des paramètres établis par la Loi 71, assurant ainsi la continuité des opérations forestières et la confection des plans généraux d’aménagement forestier 2008-2013 par Forêt Québec et l’industrie forestière.

L’utilisation du nouveau logiciel intégrant des notions spatiales et d’optimisation, dans le sens des recommandations de la commission Coulombe, a nécessité une adaptation importante pour les spécialistes. Les processus et les intrants ont dû être adaptés à cette nouvelle technologie. Il a fallu notamment traduire dans des modèles mathématiques des notions écrites traitant de particularités liées à des modes de vie traditionnels, ce qui constitue une première au Québec. En effet il n’existe pas de modèle pour le traitement de telles données et il a fallu faire preuve d’ingéniosité pour intégrer toutes les notions particulières de l’Entente dans la réalisation des calculs. Les spécialistes ont dû s’approprier et maîtriser les outils qui serviront à la réalisation des calculs pour la période 2013-2018.