Le Forestier en chef rend publics les résultats des calculs de la possibilité forestière 2008-2013 pour la région du Nord-du-Québec

Lebel-sur-Quévillon, le 12 décembre 2006 –  Le Forestier en chef du Québec, M. Pierre Levac, a décidé de ne pas prendre position immédiatement pour les 15 unités d’aménagement forestier (UAF) de la région 10. Pour l’instant, la possibilité forestière est maintenue à son niveau actuel, soit une diminution de la possibilité forestière totale de 23 % et une diminution de la possibilité forestière en résineux de 25 %, telle qu’établie pour la période 2000-2008 par le projet de loi 71. Par ailleurs, le Forestier en chef a effectué les corrections nécessaires pour tenir compte de la limite nordique et des aires protégées. Au cours de la prochaine année, le Forestier en chef procédera à un nouveau calcul avec un logiciel plus performant qui permettra la spatialisation. À partir des résultats qui seront alors connus, le Forestier en chef sera en mesure de déterminer la possibilité forestière pour les 15 UAF de la région et la communiquera au ministre.

M. Levac a livré ses résultats aujourd’hui en conférence de presse à Lebel-sur-Quévillon. Il a fait une présentation détaillée des travaux réalisés par son équipe au cours des six derniers mois. M. Levac a précisé que les chiffres obtenus étaient le fruit d’un processus de validation rigoureux, encadré par un comité consultatif composé de trois experts indépendants provenant d’horizons différents et reconnus dans leur milieu. M. Levac a tenu à souligner que la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la Faune exige qu’il rende publiques les possibilités annuelles de coupe à rendement soutenu et leurs exigences, ainsi que les justifications ayant conduit à les déterminer. « C’est donc avec le sentiment du devoir accompli et l’esprit serein que je m’acquitte de ce mandat aujourd’hui. Au moment où l’on se parle, les résultats sont accessibles sur notre site Internet en toute transparence ».

On sait que la création du poste de Forestier en chef était l’une des recommandations de la Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise, mieux connue sous le nom de Commission Coulombe. Pour M. Levac, son mandat s’inscrit dans la continuité du rapport Coulombe. « J’ai introduit dans mon analyse plusieurs éléments que le rapport Coulombe recommandait de considérer, je pense aux aires protégées, aux refuges biologiques, aux habitats fauniques, aux écosystèmes forestiers exceptionnels, à la limite nordique, etc. ».

Le Forestier en chef recommande également, dans son rapport, que la provenance des volumes de bois récoltés, entre 2008 et 2013, respecte la contribution à la possibilité de chaque composante forestière ou territoriale. Ceci favoriserait la récolte des bois de moindre intérêt et étalerait la pression sur le territoire. À titre d’exemple, il est plus difficile de récolter le bois dans les pentes fortes ou dans les bandes appelées « séparateurs de coupes ». La difficulté d’accès à ces volumes de bois les rend moins attrayants pour l’industrie. Le Forestier en chef soutient que le bénéficiaire doit prendre ses responsabilités, à cet égard « devant une tranche de pain, on ne peut pas manger uniquement la mie et laisser la croûte » a-t-il indiqué.

Pour l’évaluation de la possibilité forestière 2008-2013, le Forestier en chef a dû analyser les exigences découlant des orientations ministérielles et gouvernementales qui encadrent l’aménagement des forêts. Plusieurs autres éléments fondamentaux ont également été pris en considération notamment, la protection de la biodiversité, l’utilisation multiple du territoire, la faisabilité opérationnelle, la perte de matière ligneuse associée aux perturbations naturelles, les encadrements visuels, etc. « Je livre aujourd’hui les résultats des calculs de la possibilité forestière 2008-2013 avec les outils mis à notre disposition et avec les connaissances scientifiques actuelles. Bientôt, un nouveau logiciel remplacera le logiciel « SYLVA II ». Il aura les capacités d’intégrer des données spatiales et de générer des résultats optimisés, nous permettant une évaluation encore plus précise, nous approchant davantage de l’aménagement forestier durable », a-t-il conclu.

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