Le Forestier en chef transmet son premier Bilan d’aménagement forestier durable pour la période 2000-2008

Roberval,10 juin 2010 – Le Forestier en chef, M. Pierre Levac, a transmis son Bilan d’aménagement forestier durable au Québec 2000-2008 à la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Mme Nathalie Normandeau. « Le Bilan que je rends public aujourd’hui fait le point sur l’état des forêts québécoises et la performance du Québec à l’égard de l’aménagement forestier durable. Nous y faisons le constat que pour la période 2000-2008, le gouvernement du Québec s’est engagé sur la voie de l’aménagement forestier durable mais il reste du travail à faire », déclare M. Levac.

La performance de l’aménagement forestier durable au Québec a été évaluée selon 23 critères

Le Forestier en chef a évalué l’aménagement forestier durable au Québec selon 23 critères regroupés en cinq thèmes précis : l’environnement, l’économie, la société, les Premières Nations et la gouvernance. Pour chaque critère, le Forestier en chef a accordé une cote témoignant de son évaluation de l’état d’avancement, de la tendance à l’amélioration ainsi que de la quantité et de la qualité de l’information disponible. Ce système de cotation s’inspire des rapports sur l’état des forêts de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, publiés en 2006. Sur les 23 critères examinés, le Forestier en chef a noté que la situation s’était améliorée pour 15 de ceux-ci.

Des progrès et des défis à relever en aménagement forestier durable, et une forêt changeante qu’il nous faut connaître davantage

Le Forestier en chef a constaté des progrès quant à l’établissement du réseau d’aires protégées, à la réduction des émissions polluantes et à la protection des sols et des cours d’eau au cours de la période 2000-2008.

En ce qui concerne l’état de la forêt, le Forestier en chef a constaté que les écosystèmes forestiers s’étaient modifiés : la forêt a rajeuni et elle est devenue plus morcelée, la structure des peuplements s’est simplifiée et leur composition a changé. Ces changements ne sont pas alarmants mais préoccupants selon le Forestier en chef. Le gouvernement devra s’assurer que la somme des perturbations naturelles et humaines ne bouleverse pas les fonctions essentielles du milieu forestier.

Il devra par ailleurs améliorer ses connaissances à l’égard notamment des vieilles forêts, des espèces en situation précaire ou des espèces sensibles à l’aménagement forestier pour mieux documenter l’état des forêts.

En termes d’économie, des améliorations doivent aussi être apportées pour faire en sorte que l’innovation et la diversification économique des produits et des services issus de la forêt soient augmentés. En ce qui a trait à la participation du public et des Premières nations à la gestion des forêts, le Forestier en chef considère qu’ils doivent être associés au processus de décision plus en amont.

En ce qui concerne la gouvernance, le gouvernement devra mettre en place un système de gestion basé sur des processus rigoureux et reconnus internationalement pour l’ensemble des critères d’aménagement forestier durable. Pour ce faire, il sera important de pouvoir compter sur des ressources, des programmes et des évaluations de l’efficacité pour assurer une amélioration continue et l’atteinte des cibles d’aménagement forestier durable.

Un nouveau régime forestier qui arrive à point et dont l’efficacité sera à son tour évaluée

Selon le Forestier en chef, les principaux thèmes touchés par la nouvelle Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier adoptée en mars dernier sont cohérents avec les constats et les défis présentés dans le Bilan. « Il s’agit certainement d’un pas dans la bonne direction pour le Québec. On ne peut cependant pas encore dire « mission accomplie » avant la mise en œuvre complète du nouveau régime forestier. D’ici 2014, nous aurons à produire une nouvelle évaluation des résultats obtenus en matière d’aménagement forestier durable afin de mesurer les progrès et de déterminer les défis à relever. Je porterai alors un jugement, non pas sur des engagements, mais plutôt sur des résultats qui auront été obtenus pour la période comprise entre 2008 et 2013 » a conclu le Forestier en chef, Pierre Levac.

Près de 500 personnes ont contribué au premier Bilan d’aménagement forestier durable

Le Forestier en chef rappelle que le Bilan a été soumis à un registraire international dans le but d’en confirmer la qualité et l’exactitude des constats. La participation des parties intéressées et des spécialistes fut assurée à chacune des étapes de production du Bilan d’aménagement forestier durable. Près de 500 personnes ont contribué à l’une ou l’autre de ces étapes.

Le Bureau du forestier en chef a été créé en 2005 pour faire suite aux recommandations du rapport Coulombe sur la gestion de la forêt publique québécoise.

Il a pour mandat de déterminer les possibilités forestières des forêts du domaine de l’État, de produire le Manuel d’aménagement forestier durable ainsi que le Bilan de l’aménagement forestier durable pour la période 2000-2008.

Le Bilan détaillé ainsi que les principaux résultats peuvent être consultés à l’adresse suivante :

http://www.forestierenchef.gouv.qc.ca/bilan-d-amenagemement-forestier-durable-2000-2008/

Source : Lise Guérin
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