Possibilités forestières de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean

LE FORESTIER EN CHEF PRÉSENTE SES RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES AUX INTERVENANTS DE LA RÉGION

Roberval, 27 juin 2013 – Dans le cadre d’une tournée des régions forestières du Québec, le Forestier en chef, monsieur Gérard Szaraz, a rencontré aujourd’hui les divers intervenants et représentants régionaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean afin de leur présenter les résultats préliminaires du calcul des possibilités forestières, lesquelles pourraient entrer en vigueur à compter du 1er avril 2014.
« L’objectif de notre revue externe est de présenter nos analyses aux parties intéressées et leur démontrer la façon dont nous avons intégré les objectifs régionaux et locaux d’aménagement durable. Nous les invitons maintenant à nous faire part de leurs commentaires ou de tout élément pouvant améliorer la qualité de nos résultats. »

Augmentation de 1% de la possibilité forestière pour les essences résineuses

Le résultat des analyses fait état d’une légère augmentation des possibilités forestières au Saguenay–Lac-Saint-Jean par rapport à la situation actuellement en vigueur. Ainsi, le volume marchant brut de bois des essences résineuses pouvant être prélevé annuellement passerait de 5,57 à 5,62 millions de mètres cubes, et ceci, en anticipant un impact de l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette. En ce qui concerne le peuplier, le résultat du calcul indique une augmentation de 4 % de la possibilité forestière. Le volume pouvant être récolté passerait de 489 000 à 509 000 mètres cubes de bois annuellement. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, seule la possibilité forestière du bouleau à papier diminuerait de 17 %, passant ainsi de 920 000 à 763 000 mètres cubes pouvant être prélevés annuellement.

Facteurs ayant une incidence sur les possibilités forestières

Bien que la possibilité forestière pour l’ensemble de la région demeure quasi inchangée, on remarque des variations à la hausse et à la baisse entre les unités d’aménagement. Les principaux éléments expliquant cette variation sont notamment l’application de l’aménagement écosystémique, la protection de l’eau, le maintien de seuils de vieilles forêts et la mise en oeuvre du Plan de rétablissement de l’habitat du caribou forestier dans certaines unités d’aménagement concernées.

Aménagement durable des forêts : un travail à poursuivre

Le Forestier en chef a mentionné aux intervenants régionaux que le calcul des possibilités forestières a été réalisé au moyen des meilleurs outils et connaissances actuellement disponibles. Le travail doit toutefois se poursuivre, a-t-il mentionné, afin d’intégrer plus efficacement différents enjeux d’aménagement forestier durable sur un même territoire. « Je constate que des actions importantes devront être prises notamment à l’égard de l’achèvement du réseau d’aires protégées de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de l’amélioration des mesures de protection de l’habitat du caribou forestier. Je souhaite d’ailleurs que ces sujets puissent être étudiés de la manière la plus intégrée possible afin de pouvoir concilier les valeurs de protection et d’utilisation des ressources forestières. Le recours à une sylviculture plus intensive devra également être examiné pour améliorer la productivité des forêts. »

Invitation à soumettre des commentaires au Forestier en chef

Le Forestier en chef a invité les représentants régionaux rencontrés à lui soumettre des commentaires ou des éléments pouvant améliorer la qualité des résultats du calcul des possibilités forestières. Les résultats finaux du calcul des possibilités forestières pour l’ensemble des régions devraient être rendus publics à l’automne 2013 et mis en vigueur à compter du 1er avril 2014.