Séminaire de décembre 2010 sur la détermination des possibilités forestières

Des échanges fructueux entre les milieux de la recherche et les professionnels de la foresterie

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Denis Villeneuve, Président de l’Ordre des ingénieurs forestiers
Pierre Levac, Forestier en chef

Pendant deux journées, les experts du Bureau du forestier en chef ont fait état des approches, des méthodes et des outils développés et utilisés pour la réalisation du calcul des possibilités forestières.

Des chercheurs reconnus du domaine de la foresterie, des professeurs et des doctorants ont également livré des présentations permettant d’enrichir de manière significative les connaissances et les réflexions sur le calcul des possibilités forestières. L’événement fut organisé par l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec et par le Bureau du forestier en chef.

 

 

 

 

 

1.- Le Séminaire en résumés

2. – Les commentaires de dix participants

3. – Le Séminaire en images

4. – Les présentations

 


Point de départ du calcul des possibilités forestières 2013-2018 et l’opération CPF 2013-2018  

michel_douville    Résumé par Michel Douville, ing.f.
    Bureau du forestier en chef

    Mots d’ouverture

Le président de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec (OIFQ), M. Denis Villeneuve, a souhaité la bienvenue aux participants du Séminaire sur la détermination des possibilités forestières. Il a indiqué que celui-ci était organisé conjointement par l’OIFQ et le Bureau du forestier en chef (BFEC). Il a souligné que la détermination des possibilités forestières est un des plus importants actes professionnels qui soient posés par l’ingénieur forestier.

Le Forestier en chef, M. Pierre Levac, a également souhaité la bienvenue aux participants et a mentionné que ce Séminaire faisait suite à une recommandation de l’OIFQ de créer une plateforme d’échanges sur les différentes missions du BFEC. Il a ajouté que ce séminaire était en lien direct avec les valeurs qui guident le BFEC, soit la rigueur, la transparence et l’amélioration continue. M. Levac a complété son allocution  en présentant le programme des deux journées.

Point de départ du calcul des possibilités forestières (CPF) 2013-2018

M. Pierre Levac a réchauffé l’assemblée en présentant un bref historique qui nous a conduits aux principaux constats liés aux CPF 2008-2013 et aux choix du BFEC pour améliorer et orienter les CPF 2013-2018. « Constats et défis liés aux calculs des possibilités forestières: notre point de départ ».

M. Maxime Renaud, ing.f. et analyste au Bureau du forestier en chef a ensuite fait ressortir les grandes lignes du fonctionnement des nouveaux outils pour réaliser les CPF; les logiciels Woodstock et Stanley ainsi que l’application développée par le BFEC, HorizonCPF. Il a comparé la solution technologique retenue avec la situation antérieure. « De Sylva II à Woodstock, en passant par HorizonCPF ».

L’exposé de M. Renaud a suscité plusieurs questions sur le fonctionnement et les possibilités des nouveaux logiciels. Ainsi, nous avons pu apprendre que les principes de base de ces logiciels sont très différents de Sylva II. Les fonctions « optimisation » et « spatialisation » remplacent désormais les équations de conservation et contrairement à Sylva II, toutes les essences sont considérées simultanément lors du calcul. Nous avons aussi appris qu’il est possible de prendre en considération plusieurs critères autres que ceux qui sont reliés à la matière ligneuse dans le CPF. Nous avons également eu droit à une explication très technique sur le fonctionnement des logiciels Woodstock et Stanley.

L’opération CPF 2013-2018

M. Jean Girard, ing.f., MGP, directeur de la Direction du calcul des possibilités forestières (DCPF), au Bureau du forestier en chef, a présenté son équipe, la planification de l’exercice du CPF 2013-2018, de même que les rôles et les responsabilités internes et externes au ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Il a ensuite fait état des progrès réalisés, des prochaines étapes et des principaux défis à relever. « Opération CPF 2013-2018 : planification des activités, rôles et responsabilités, progrès ».

Mme Caroline Lacasse, ing.f., et coordonnatrice de projets à la DCPF, a résumé le document réalisé et produit par la DCPF et intitulé « Orientations pour l’élaboration des possibilités forestières pour la période 2013-2018 ». Une copie de ce document a été offerte à tous les participants du Séminaire. « Orientations de travail pour le calcul des possibilités forestières 2013-2018 ».

Par la suite, Mme Caroline Couture a expliqué en quoi consistait un système de gestion de qualité (SGQ) et elle a ensuite fait la description du SGQ mis en place à la DCPF. « Système de gestion de la qualité ».

Lors de la période de questions, il a été mentionné que les données cartographiques modifiées et utilisées par la DCPF pour les CPF 2013-2018 seront disponibles au même titre que les données de la Direction de l’inventaire forestier. Il a été également question que du point de vue légal, il ne soit pas permis de prendre en considération la notion de rendement soutenu avec des niveaux de récolte variables dans le temps. Il ne sera possible de le faire que lors du prochain exercice (2018-2023). De plus, la qualité des essences feuillues dans le calcul ne sera pas directement prise en considération compte tenu de la faible précision des données disponibles. Par contre, la DCPF travaille en collaboration avec des chercheurs en vue de trouver une solution qui devrait permettre de le faire en passant par l’estimation de la valeur monétaire des effets des traitements dans les forêts feuillues.


 

marie_josee_blais Les intrants au CPF 2013-2018 et les modèles de croissance et de succession

 
Résumé par Marie-Josée Blais, ing.f.
Bureau du forestier en chef

L’après-midi fort chargé a été consacré dans un premier temps, aux intrants nécessaires à la réalisation du calcul des possibilités forestières. David Baril, ingénieur forestier au Bureau du forestier en chef, nous a renseignés sur les éléments cartographiques et territoriaux qui ont été utilisés et transformés pour former maintenant une des bases pour le calcul des possibilités forestières. « Préparation de la cartographie à la base du CPF et développement de la stratégie territoriale ». Comme soulevés par Grégory Paradis, ingénieur forestier, M.Sc. du Groupe Optivert, seuls les éléments présents dans la législation actuelle ont été considérés. Par ailleurs, Frédéric Doyon, ingénieur forestier, Ph.D de l’Institut québécois d’aménagement de la forêt feuillue (IQAFF), a mentionné l’importance d’éviter les situations de chevauchement de contraintes, afin de ne pas entraîner un « cadenassement » de certains territoires. Il a été rassurant d’apprendre que des analyses seraient réalisées, afin d’éviter une telle situation.

La présentation suivante a porté sur la préparation des données forestières qui servent au calcul des possibilités forestières.Gordon Weber, ingénieur forestier et analyste senior au Bureau du forestier en chef, a informé l’audience sur les principes qui ont été à l’origine de l’étape du regroupement de l’inventaire forestier. « Préparation des données forestières pour le calcul des possibilités forestières ». Denis Trottier, député de la circonscription de Roberval, a été rassuré d’apprendre que les données forestières récoltées lors des opérations forestières ont été utilisées lorsque possible. Quelques précisions ont été apportées à la suite d’une question de la salle concernant la stratégie appliquée plus particulièrement dans les strates mixtes. Ces forêts, représentant une partie importante de nos forêts, ont été regroupées selon leur dominance. Gordon Weber a précisé à Grégory Paradis que bien que la cible était de 500 strates maximum par unité d’aménagement forestier, le regroupement devait d’abord être forestièrement acceptable.

Afin de clore cette première partie de l’après-midi, Daniel Pin, ingénieur forestier, Ms.c. spécialiste de la forêt feuillue au sein du Bureau du forestier en chef, nous a entretenus sur les principes qui constituent la stratégie sylvicole pour le calcul des possibilités forestières. « Les principales composantes d’une stratégie sylvicole à l’échelle du CPF ». Sa présentation nous a permis, entre autres, de bien saisir comment les scénarios sylvicoles s’intègrent avec les orientations stratégiques nationales, comme la SADF, les éléments régionaux ainsi que ceux à l’échelle de l’unité d’aménagement plus particulièrement. Le conférencier a précisé à la suite d’une question de Jean-Martin Lussier, ingénieur forestier, Ph.D. et chercheur en sylviculture au Centre canadien sur la fibre de bois, que les frais reliés aux traitements sylvicoles seront intégrés afin d’évaluer le coût des différentes stratégies retenues lors du CPF. Un autre participant, André Gravel, ing.f, surintendant achats et ventes de fibres chez Domtar, a pour sa part insisté sur l’importance de bien cibler les meilleurs secteurs pouvant être admissibles aux traitements intensifs et coûteux. Frédéric Doyon s’est questionné sur la latitude des aménagistes quant au principe de maturité. Notons que ce principe n’est actuellement pas envisagé dans Woodstock.

La seconde partie de l’après-midi a été consacrée à l’évolution des forêts et les différents modèles de croissance et de succession forestière qui sont nouvellement développés par la Direction de la recherche forestière. Une avancée importante dans les modèles de croissance réside dans le fait que ces modèles sont calibrés en fonction des placettes permanentes et ainsi que leur capacité à capter l’effet de la défoliation due à la tordeuse des bourgeons de l’épinette. La première présentation a porté sur un modèle de croissance à l’échelle du peuplement. En effet, David Pothier, ingénieur forestier, Ph.D., chercheur au Département des sciences du bois et de la forêt à l’Université Laval, nous a présenté son nouveau modèle « Natura 2009 ». « Natura 2009 : un modèle de production forestière à l’échelle du peuplement pour les forêts du Québec ». Ce modèle est en fait une version améliorée du modèle par courbe utilisée dans le calcul précédent. Bien que ce modèle ait démontré sa robustesse, il n’en demeure pas moins que le fait de travailler avec l’âge du peuplement représente un certain défi, voire même une piste pour des améliorations futures.

Le second modèle de croissance, Artémis-2009, a été présenté par Mathieu Fortin, ingénieur forestier, Ph.D., oeuvrant au Laboratoire d’Étude des Ressources Forêt-Bois (LERFoB). Il s’agit d’un modèle indépendant de l’âge qui est calibré à l’échelle de l’arbre pour 25 végétations potentielles au Québec. Il comporte à la fois un module de recrutement et un module de prélèvement. « Artémis-2009 : un modèle de croissance à l’échelle de l’arbre pour les forêts du Québec ». Comme précisé par Daniel Pin, l’intégration de l’effet de différents traitements sylvicoles dans un module rend le modèle plus opérationnel. Toutefois, lorsqu’il y a perturbation majeure, qu’elle soit naturelle ou anthropique, on doit recourir alors à un modèle de succession forestière.

Jean-Pierre Saucier, ingénieur forestier, Ph.D. et directeur de la Direction de la recherche forestière du ministère des Ressources et de la Faune, nous a pour sa part présenté un modèle qui prédit la succession forestière à la suite d’une perturbation majeure. Ce modèle, nommé SUCCÈS-2009, est calibré à partir de 32 000 placettes d’une hauteur de 4 à 12 m provenant de l’ensemble des régions de la province. « Modélisation de la succession forestière : SUCCÈS-2009 peut-il remplacer les hypothèses de retour dans les calculs de possibilité forestière? » Comme le mentionne M. Saucier, l’utilisation d’un tel modèle combiné avec d’autres sources de données permettra aux analystes aux calculs de minimiser les hypothèses de retour après coupe. Toutefois, tel que soulevé lors d’une interrogation de la salle, SUCCÈS ne modélise pas les échecs de régénération après la récolte. En ce qui à trait aux parterres de coupe qui sont reboisés, on doit plutôt modéliser leur croissance à l’aide des tables de croissance pour les plantations.

Pour clore l’après-midi, Toma Guillemette, ingénieur forestier, M.Sc., biologiste au Bureau du forestier en chef, est venu nous entretenir sur la façon dont les analystes du BFEC utiliseront ces nouveaux modèles de croissance et de succession forestière dans le CPF 2013-2018. « Utilisation des modèles de croissance et de succession dans le CPF » De façon résumée, la salle a pu comprendre que le modèle Pothier-2009 remplacera le modèle par courbe et Artémis-2009, celui par taux d’accroissement. Quant à SUCCÈS-2009, il réduira significativement le recours aux hypothèses de retour après la récolte d’un peuplement. Finalement, tel que soulevé par Jean-Martin Lussier, le BFEC entend faire des courbes moyennes par groupes de strates en utilisant différentes méthodes de synchronisation, et ce, afin d’accroître la robustesse des courbes et de réduire la taille de la matrice qui est modélisée dans Woodstock.

 


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Prise en considération des perturbations  naturelles et intégration d’objectifs d’AFD dans le CPF

 Résumé par Héloïse Rheault, biologiste
Bureau du forestier en chef

La séance du mercredi a débuté par une revue des risques associés aux perturbations naturelles. Alain Leduc, Ph.D., biologiste à l’Université du Québec à Montréal, a d’abord entretenu l’audience quant aux impacts considérables des incendies sur les possibilités forestières. La démonstration de ces impacts profite des connaissances scientifiques de plus en plus précises au regard des probabilités d’occurrence des feux dans le temps et l’espace. « Comment tenir compte des risques de feu dans le CPF ? ». C’est le cas également pour les épidémies de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE), dont les outils de prévision des dommages et les causes sous-jacentes ont été passés en revue par la suite par Guillaume Ste-Marie, doctorant à l’Université du Québec à Montréal et Daniel Kneeshaw, Ph.D., professeur à l’Université du Québec à Montréal. « Possibilités forestières et épidémies de tordeuse : vers une meilleure intégration ».

Suite à ces présentations de l’état des connaissances sur les perturbations naturelles, Philippe Marcotte, ing.f., M.Sc., analyste au Bureau du forestier en chef (BFEC) a présenté l’approche adoptée par le BFEC pour leur prise en compte dans le processus de détermination des possibilités forestières. Ces connaissances scientifiques seront mises à contribution dans l’analyse de risques conduite en parallèle au calcul des possibilités forestières. Les résultats de cette analyse guideront l’adoption d’un fonds de réserve par le Forestier en chef. Mais cette marge de sécurité demeure un enjeu politique. « Gestion des perturbations naturelles dans le CPF ». En font foi les échanges qui ont suivi entre un représentant de l’Industrie, qui voit le fonds de réserve comme une contrainte au développement économique et le député du comté de Roberval, Denis Trottier, qui le juge essentiel pour rassurer une population méfiante envers les gestionnaires de la forêt.

La deuxième partie de la matinée a été consacrée à l’intégration des objectifs d’aménagement forestier durable dans le CPF.Antoine Nappi, Ph.D., biologiste à la Direction du développement stratégique du Bureau du forestier en chef, a présenté la démarche adoptée par le BFEC pour assurer l’intégration des objectifs les plus névralgiques. « Intégration des objectifs d’aménagement au CPF : de la théorie à la pratique ». Les questions des participants ont permis de préciser de quelle manière seraient gérés au calcul les conflits potentiels entre les objectifs, la cohérence avec les fondements de l’aménagement écosystémique et les approches de certifications.

Ensuite, Vincent Auclair, économiste à la Direction du développement et de la coordination au ministère des Ressources naturelles et de la Faune, a présenté l’état d’avancement des modèles économiques. « Aspect économique du CPF ». Malgré l’innovation qu’ils amènent, les intervenants ont invité les décideurs à la prudence dans l’usage de ces modèles, entre autres en soulignant leur incapacité actuelle à tenir compte de l’influence de la qualité de la fibre dans l’évaluation des retombées économiques liées à l’exploitation du bois. De plus, les intervenants s’attendent à ce que les autres services environnementaux que procure la forêt puissent être comptabilisés.

Richard Lefebvre, ing.f., chef du Service du calcul des possibilités forestières de l’Ouest au Bureau du forestier en chef, a présenté le processus de captation et de validation des intrants et des hypothèses retenues pour les CPF. Il a entre autres fait ressortir l’importance de l’interaction entre les analystes au calcul et les instances régionales. « Validation des intrants et des hypothèses retenues pour les CPF : un engagement du Forestier en chef dans l’aménagement durable des forêts ». Pour répondre à une préoccupation soulevée à la période de questions, Richard Lefebvre et M. Levac ont précisé que la décision finale quant à l’intégration au calcul de certains choix sensibles relève du Ministre et non du Bureau du forestier en chef.

Pour clôturer cette séance, Jean Girard, ing.f., MGP, directeur de la Direction du calcul des possibilités forestières au Bureau du forestier en chef, a exposé les principaux défis à relever pour assurer le passage du calcul à la planification tactique et opérationnelle. « La mise en œuvre opérationnelle du CPF ». Le fait que l’aménagiste ne puisse plus tirer d’indications d’aménagement aussi précises qu’avec Sylva suscite des inquiétudes.


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Plénière et période d’échanges

Résumé par Christopher Chin, ing.f.
Bureau du forestier en chef
 

Luc Bouthillier, ing.f., Ph.D. Professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval. « Les possibilités de calcul de la possibilité forestière ». Sommairement, la présentation de M. Bouthillier présente des éléments de réflexion quant aux avantages et aux contraintes du rendement soutenu. Elle porte également sur le contexte historique, social et législatif dans lequel cette notion a évolué.

La présentation a également porté sur l’histoire et l’évolution de la notion du rendement soutenu en passant par les constats sur l’obligation du rendement soutenu. Finalement, M. Bouthillier a souligné que le rendement soutenu, traduit en gestion durable des ressources naturelles, peut faciliter les choix d’une société vivante sur un espace dynamique quant à la modélisation du boisement et la visualisation des scénarios d’aménagement. Il permet en plus de comparer et d’éclairer la population par rapport à divers scénarios d’adaptation.

Pierre Bernier, ing.f., Ph.D. Chercheur scientifique au Service canadien des forêts – Centre de foresterie des Laurentides.« Éléments de réflexion vers une approche stratégique : comment passer du rendement soutenu au rendement durable ? ». La présentation de M. Bernier souligne la nécessité de gérer l’incertitude lors du processus de détermination de la possibilité forestière.

Pour illustrer cette prémisse, il a souligné les éléments de risque inhérents dans un calcul telles les incertitudes liées à l’inventaire, ainsi que l’évolution de la ressource, des marchés et du contexte social. Il faut ajouter aux éléments d’incertitude, les changements climatiques et le fait que notre vision du futur est approximative. Ainsi, les changements climatiques augmentent par le fait même, l’incertitude de notre vision du futur.

Quant à la question relative à la planification, il ne faut pas perdre de vue que la planification forestière (tactique et opérationnelle) est un exercice qui doit se réaliser sur un court horizon alors que la dynamique de la forêt porte au contraire, sur une échelle nettement plus longue. En outre, M. Bernier considère que le CPF doit adopter « une approche d’aménagement adaptatif afin d’intégrer les incertitudes irréductibles liées à l’exercice de prévision. » Le CPF doit aussi intégrer les perturbations naturelles avec une approche stochastique(*) comprenant des résultats probabilistes (au lieu de déterministes) en utilisant une méthodologie simple et robuste.

Jean Girard, ing.f. MGP, directeur de la Direction du calcul des possibilités forestières au Bureau du forestier en chef. « Du rendement soutenu au rendement durable – « Mesurer l’ampleur du pas ! » ». Jean Girard précise d’entrée de jeu que l’exercice en cours de détermination de la possibilité forestière se fait dans un tout nouveau contexte pour le Québec. Tout est à baliser, définir, quantifier et analyser.

M. Girard résume par la suite, les concepts à la base du rendement soutenu. Il souligne que malgré le fait que nous tentions de maintenir un certain niveau de récolte, il ne peut que varier en raison d’une multitude de causes. Nous ajoutons à ce contexte la question suivante : « Que veut-on soutenir au juste ? » (bois, carbone, biodiversité, valeurs sociales, habitats…).

Quant aux risques liés au calcul de la possibilité forestière, nous devons aussi faire face au jugement du public et travailler à maintenir notre crédibilité face à lui. Nous devons aussi constamment nous ajuster face à la dynamique changeante (les changements climatiques, les valeurs sociales et les perturbations naturelles, etc.).

Finalement, tout est à définir et plusieurs éléments doivent être intégrés dans l’exercice en cours : combler des besoins qui sont multiples et parfois divergents, maintenir notre crédibilité et ce, en rassurant les communautés locales, internationales, scientifiques et professionnelles.

Jean Girard conclut son intervention avec cette citation : « Nous devons commencer à définir dès maintenant ce dont nous aurons besoin en 2016 ! ».

(*) Calcul des probabilités appliqué au traitement des données statistiques

Période d’échanges avec les participants

Q : De quelle façon, les maisons d’enseignement, spécifiquement l’Université Laval, doivent-elles s’ajuster pour faire face aux changements ?

R : Luc Bouthillier :

  • les discussions des deux derniers jours démontrent que nous devons faire face aux changements;
  • les jeunes d’aujourd’hui semblent plus confortables avec la technologie, mais nous voyons un écart quant à certaines facettes de la gestion intégrée;
  • la Faculté doit s’y prendre d’avance pour être en mesure de remplir cette commande.

Q : Est-ce qu’il y a conflit dans les notions d’AFD versus le pouvoir décisionnel des   forestiers/aménagistes ?

R : Jean Girard : Les choix ou stratégies de gestion d’aujourd’hui ne sont pas irréversibles. Les travaux actuellement en cours sont simplement un premier pas vers une scénario optimal.

R : Luc Bouthillier : Il n’y a pas un « état » de la forêt qui soit résilient. Il existe un spectre (spectrum) d’état ou flux de valeurs qui sont atteignables. À titre d’exemple, une « forêt normale » est simplement un modèle, ce n’est pas la réalité. Les outils d’optimisation sont bons (voire essentiels) pour communiquer différentes options et pour alimenter le dialogue.

Q : Quant aux autres valeurs forestières, est-ce qu’elles sont intégrées dans le calcul ?

R : Luc Bouthillier : Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de tout quantifier. Cependant, nous pouvons utiliser les outils en place dans le but d’aider les gens à visualiser l’impact des choix de gestion. Nous pouvons aussi ordonner les valeurs pour mieux qualifier les gestes.

R : Jean Girard : Oui et non. Il nous faut les données par rapport aux valeurs fauniques, récréatives, etc. Ainsi, les professionnels peuvent en tenir compte lors des décisions et des arbitrages, etc. Cependant, les données ne sont pas les valeurs. À titre d’exemple, un indicateur de qualité d’habitat (IQS) ne peut pas être directement traduit en termes d’argent.

Q : Il y a un consensus à l’effet que nous devons changer nos manières et nos méthodes de gestion des ressources. Est-ce que nous sommes trop timides dans nos choix de gestion ? Est-ce que nous devons gérer les vieilles forêts au lieu de simplement les préserver ?

R : Luc Bouthillier : Oui, nous devons cultiver la forêt, surtout dans le contexte du réchauffement climatique. De plus, l’industrie forestière actuelle va être contrainte par la conservation des vieilles forêts. Nos paradigmes doivent changer.

      Intervention : Quant à la quantification des valeurs non ligneuses, la Fédération des pourvoyeurs du Québec est prête à collaborer.

Q : Comment est-ce que nous pouvons placer les résultats du calcul dans le contexte du réchauffement climatique ?

R : Pierre Bernier : Notre base de connaissances est basée sur le passé (inventaire, évolution de la forêt, etc.). Cependant, le futur est incertain. C’est le seul constat irréductible. Avec le changement climatique, la relation entre les humains et la forêt va changer. On ajoute que ce changement va s’accélérer avec le temps.

R : Luc Bouthillier : Le changement climatique est perçu par les individus et les organisations de quatre façons différentes, soit : désengagé (proactif), enthousiaste (excité), sceptique ou terre à terre (peut-être). Donc, l’adaptation aux changements doit devenir intégrée dans nos routines (peu importe le changement).

Q : Pourquoi le changement climatique n’est-il pas intégré dans le calcul actuellement en cours ?

R : Jean Girard : Il y a déjà assez d’incertitude dans nos modèles. Nous ne voudrions pas faire une propagation d’incertitudes.


Les commentaires de dix participants

Le Séminaire sur la détermination des possibilités forestières a donné l’occasion aux participants présents de mieux connaître les outils, les processus et les enjeux entourant le mandat principal du Forestier en chef. De plus, les échanges et les périodes consacrées aux questions des participants ont, sans l’ombre d’un doute, été appréciées comme en font foi les différents commentaires que nous avons recueillis au terme de l’événement :

M. Luc Bouthillier, ing.f., Ph.D.

Mme Claude Dufour, ing.f.

M. Mathieu Fortin, ing.f., Ph.D.

M. Jean Girard, ing.f., MGP.

M. André Gravel, ing.f.

M. Pierre Levac, ing.f. M. Sc.

M. Gregory Paradis, ing.f.,M.Sc.

M. Marc Plante, ing.f.

M. Jean-Pierre Saucier, ing.f., Dr.Sc.

M. Denis Villeneuve, ing.f.

 
luc_bouthillier_rM. Luc Bouthillier, ing.f., Ph.D.
Professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval
Au sortir du séminaire sur le calcul de la possibilité forestière, une impression générale domine : quelle équipe! En effet, les présentations issues des membres associés à l’organisation du Forestier en chef ont été livrées de belles façons et elles ont témoigné de la compétence de leurs auteurs. Il est rassurant de compter sur des gens capables et créatifs au moment où les attentes envers la forêt se multiplient et que des choix difficiles s’annoncent dans un contexte perturbé par des changements climatiques. Ce séminaire a aussi établi qu’il existe au Québec plusieurs foyers de réflexion où on travaille fort pour baliser l’émergence d’une foresterie écosystémique fondée sur la meilleure science possible et conçue dans un esprit de dialogue. Reste que la tâche à accomplir apparaît énorme. Personne ne s’en fait de cachette d’ailleurs. C’est un signe de maturité, sinon de sagesse. Puissions nous nous souvenir de ce séminaire comme une des manifestations annonçant une expertise forestière renouvelée et ouverte.


 

claude_dufour_aMme Claude Dufouring.f.

Groupe Optivert

Je suis très reconnaissante à l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec d’avoir organisé ce séminaire avec le Bureau du forestier en chef car c’est pour moi une occasion en or de connaître, avec un détail que j’apprécie, le processus du calcul de possibilités forestières. Venant d’un monde extérieur aux normes « standards » du Québec (10 ans à Anticosti et 5 ans dans l’état du Maine), cette mise à jour aussi approfondie sur cette facette de la nouvelle Stratégie globale arrive à point pour moi qui revient pratiquer au Québec. Les échanges sont aussi très intéressants et ils aident à la compréhension. Ce séminaire a très bien rencontré mes attentes.


mathieu_fortin_rM. Mathieu Fortin, ing.f., Ph.D.
Interface recherche-gestion
Laboratoire d’Étude des Ressources Forêt-Bois (LERFoB)
Éditeur associé / Associate Editor – Canadian Journal of Forest Research
Institut national de recherche agronomique (INRA) Nancy

Le séminaire portant sur le calcul des possibilités forestières a été un bon moyen de faire état des avancées dans ce domaine au cours des dernières années au Québec. Non sans raison, le domaine forestier a bien mauvaise presse depuis la sortie du documentaire « L’Erreur boréale » et le rapport de la Commission Coulombe. A mon avis, ce genre de séminaire est essentiel pour démontrer que les ingénieurs forestiers ne sont pas impassibles et qu’ils ont la volonté de corriger les lacunes liées à l’évaluation de la croissance des forêts du Québec.

Au sein même de la communauté forestière, le séminaire joue deux rôles essentiels. D’une part, il permet la diffusion de nouvelles connaissances dans la communauté et d’autre part, il constitue une évaluation par les pairs des méthodes adoptées pour la réalisation du calcul. Pour ma part, je crois que la distinction entre les échelles stratégique et tactique constituera l’enjeu majeur des prochaines années.


jean_girard_rM. Jean Girard, ing.f., MGP. 
Directeur de la direction du calcul des possibilités forestières
Bureau du forestier en chef

Cet évènement nous a donné une excellente occasion de partager nos réflexions, nos avancées et nos progrès avec la communauté des professionnels forestiers.  Depuis quelques années, beaucoup de travail a été accompli, souvent dans l’ombre et avec des interactions limitées à l’externe et parfois même à l’interne, la dispersion de nos effectifs limitant les échanges entre nous.  L’évènement fut pour plusieurs une vitrine et une porte ouverte sur de nouveaux horizons et a permis de rassembler en un seul point nos excellents travaux.  Je suis fier de notre travail et heureux de l’accueil qu’il a reçu.


andre_gravel_rM. André Gravel, ing.f.
Surintendant Achats et ventes de fibres Domtar

Le titre du séminaire,  «  La détermination des possibilités forestières : vers de nouvelles avancées  » était judicieux.  Il aurait été avisé de préciser aux participants qu’il s’agissait d’avancées pour le Québec uniquement, et d’ajouter que, malheureusement par rapport à nos voisins Nord-américains, nous maintenions un retard de près de vingt ans dans le domaine de l’optimisation des ressources associées à la forêt.

Il y a toutefois de l’espoir. Nous avons pu constater que l’équipe du BFEC était dynamique et multidisciplinaire, en plus d’être bien implantée dans les régions. Les outils, Woodstock/Stanley semblent offrir tout un potentiel. Il ne faudra pas en limiter l’usage aux seules fins de la planification stratégique. De même, la spatialisation devra pouvoir traduire sur le terrain, la stratégie d’aménagement optimisée par le système.

En plus de l’équipe et des outils il y a les idées, les stratégies. A ce niveau, il nous faudrait de l’ambition. Nous avons beaucoup entendu parler de pourcentages de réduction. Même la tordeuse (TBE) veut son pourcentage de réduction. Malgré un calcul qui sera révisé à tous les 5 ans ! A mon avis, les fonds de réserve préventifs se trouvent dans la mise aux enchères du 25% des bois. S’il y a une épidémie, on révisera le calcul. Peu d’idées ont été lancées sur la sylviculture, la ligniculture, l’intensification de l’aménagement, la réhabilitation de la forêt feuillue, l’équilibre annuel des coûts d’opérations de la stratégie. etc. ll aurait été intéressant de « traduire » en Woodstock/Stanley certains défis/orientations de la nouvelle stratégie d’Aménagement durable des forêts.  Finalement, nous avons aussi compris que nous devrons attendre l’avènement du rendement durable en 2018 (8 ans !) avant d’optimiser l’aménagement des forêts avec des niveaux de récolte variables, tenant compte de la réalité de chacune des unités d’aménagement.

Le séminaire a permis une mise à niveau de tous les participants sur les travaux de l’équipe du Forestier en chef. Cette mise à niveau était importante, car, les calculs des possibilités forestières du BFEC ont eu et auront une incidence considérable sur l’avenir de plusieurs communautés. Il faut avoir l’ambition de maximiser plus d’une ressource sur un même territoire forestier.  Pas l’une au détriment d’une autre. Pas par compartimentage. Nos voisins du sud de la frontière nomment cela : « Compatible Forest Management ».  Je souhaite que nous en parlions, au Québec, avant 2025.

En terminant, deux citations :

« The Greatest Good : Conservation is the foresighted utilization, preservation and/or renewal of forests, waters, lands and minerals, for the greatest good of the greatest number for the longest time. » En français : «…où des intérêts divergents doivent être conciliés, la solution devrait toujours être envisagée en considérant le plus grand bénéfice, pour le plus grand nombre de personnes, à long terme. » G.Pinchot, 1905. Premier chef forestier U.S.

« Nous ne faisons pas de la foresterie pour les arbres, mais pour les hommes. » Marcel Lortie.


pierre_levac_r1M. Pierre Levac, ing.f. M. Sc.
Forestier en chef (2005-2010)

Mon équipe et moi avons été honorés de vous rencontrer, de vous parler et de vous expliquer les transformations que nous avons réalisées dans les approches, les méthodes et les outils nécessaires au calcul de la possibilité forestière. J’ose espérer que vous êtes maintenant plus familier avec le travail que nous faisons au Bureau du forestier en chef. Le calcul des possibilités forestières est un domaine très spécialisé de la foresterie.

Nous tenions à faire cet exercice de communication et de vulgarisation auprès de vous tous, qui travaillez comme nous dans cet univers là. J’espère que nous avons su bien vous éclairer. Mon souhait est que vous repartiez tous et toutes enrichis(es) de cette expérience et que tous les processus de réalisation ou de contrôle, entourant le calcul des possibilités forestières, vous soient dorénavant moins « tabous » et vous inspirent confiance et rigueur.

Pour nous également, du Bureau du forestier en chef, nous repartons avec le sentiment d’avoir partagé nos connaissances et d’avoir écouté chacun de vous et c’était le but recherché par cet événement. Les questions, les réflexions, les opinions et les préoccupations que vous nous avez exprimées représentent pour nous des pistes d’amélioration pour la mission qui nous est propre au Bureau du forestier en chef. Je vous en remercie.

Je voudrais aussi remercier les experts du secteur forestier, chercheurs, professeurs, doctorants, qui sont venus nous enrichir de leur point de vue et de leurs connaissances pendant ce séminaire.  Merci à l’Ordre des ingénieurs forestiers et à monsieur Denis Villeneuve, président, pour avoir organisé avec nous cette plate-forme d’échanges pour 160 personnes pendant ces deux journées complètes.


gregory_paradis_rM. Gregory Paradis, ing.f.,M.Sc
Consortium de recherche For@c
et Groupe Optivert

Je suis passionné de la planification forestière et donc ravi d’avoir l’occasion de discuter de l’état, de l’art et des enjeux futurs en terme de calcul des possibilités forestières. J’ai été surpris de constater l’étendue et la profondeur des sujets traités au programme, et j’encourage fortement le Bureau du forestier en chef à organiser des événements semblables plus souvent!


marc_planteM. Marc Plante, ing.f.
Directeur de la direction du développement stratégique
Bureau du forestier en chef

Mission accomplie !  Il n’en faut pas plus pour décrire le récent séminaire sur le calcul des possibilités forestières.  Au cours de ces deux jours, nous avons réussi à démontrer notre savoir-faire dans la réalisation de cet important mandat du Bureau du forestier en chef.  La présence de chercheurs et de professionnels du MRNF fut également une démonstration de notre volonté d’intégrer les connaissances scientifiques les plus à jour.  En plus de bien communiquer les processus, concepts et outils de calcul des possibilités, nous avons laissé une image forte auprès des personnes présentes : nous savions ce qu’il fallait faire pour améliorer les calculs et nous l’avons fait !

En prenant un certain recul, nous sommes capable d’apprécier la somme de tous les changements qui  toucheront le prochain calcul : spatialisation, optimisation, Horizon, objectif, contraintes et variables de suivi, Artémis, Natura et Sucession, calcul vs détermination, etc. Ouf !  Pour nos clients externes, cette somme de changements est gigantesque.  Notre démonstration lors du séminaire que nous sommes en contrôle de la situation aide cependant à créer un sentiment de confiance dans notre capacité à livrer des calculs rigoureux.  Et cela, ça n’a pas de prix.


jean_pierre_saucier_rM. Jean-Pierre Saucier, ing.f., Dr.Sc.
Chef du Service de la sylviculture
et du rendement des forêts
Direction de la recherche forestière
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

Le Séminaire sur la détermination des possibilités forestières a été une occasion pour les acteurs de la foresterie au Québec de constater le sérieux du processus du calcul de la possibilité forestière mis en place par le forestier en chef. C’était pour la plupart, et même pour plusieurs membres du Bureau du forestier en chef, une première fois que tous les aspects du nouveau processus étaient rassemblés et présentés dans une suite opérationnelle. Pour ceux qui, comme moi, on participé à la mise au point des nouveaux modèles de croissance, nous étions anxieux de voir comment ceux-ci seraient utilisés dans le prochain calcul. Les questions et discussions nous ont aussi mis sur la pistes des prochaines améliorations à faire pour que ces modèles répondent encore mieux aux besoins de l’aménagement forestier durable.


denis_villeneuve_rM. Denis Villeneuve, ing.f.
Président de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec

Je crois que l’on peut, sans l’ombre d’un doute, qualifier ce tout premier événement conjoint avec le Bureau du Forestier en chef du Québec comme étant un véritable succès. Je suis d’autant plus heureux que l’événement a su répondre à une préoccupation que l’Ordre avait déjà signifiée au Forestier en chef soit, d’offrir un lieu d’échange et de débat technique sur les outils et les processus portant sur la détermination de la possibilité forestière. Je désire saluer l’initiative et le support dont toute l’équipe du Forestier en chef a su déployer, en partenariat avec l’équipe de l’Ordre, pour nous avoir offert cette programmation des plus complètes et diversifiées. Je remercie également tous les artisans qui ont fait de cet événement un succès.

Le calcul de la possibilité forestière constitue l’une des pierres d’assises au cœur des débats les plus importants de la foresterie au Québec. Conséquemment, l’opportunité qui nous a été offerte de plonger au fond de ce point d’ancrage majeur de la gestion des forêts du Québec, a initié des échanges constructifs qui interpellent les fondements de la profession d’ingénieur forestier. Je suis convaincu que la diversité et l’expertise des participants présents à ce Séminaire enrichira de manière significative le processus déjà très complexe qu’est le calcul de la possibilité forestière.

Enfin, je souhaite vivement que d’autres événements de la sorte, en collaboration avec le Bureau du Forestier en chef, puissent avoir lieu dans le futur, pour le bien de nos institutions respectives, des ingénieurs forestiers du Québec, du grand public et de notre patrimoine forestier.


 

Le Séminaire en images

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Présentations

Point de départ des CPF 2013-2018 

Le CPF au Québec : résumé des principaux constats et défis
Pierre Levac, ing.f., M. Sc., Forestier en chef

De SYLVA II à Woodstock/Stanley en passant par HorizonCPF
Maxime Renaud, ing.f., M. Sc., analyste à la Division du développement stratégique, Bureau du forestier en chef

 

L’opération CPF 2013-2018

Opération CPF 2013-2018 : planification des activités, rôles et responsabilités, progrès
Jean Girard, ing.f., MGP, directeur, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

Orientations de travail pour le CPF 2013–2018
Caroline Lacasse, ing.f., coordonnatrice de projets, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef.

Système de gestion de la qualité ISO 9001
Caroline Couture, ing.f., M. Sc., coordonnatrice du système de gestion de la qualité, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

 

Les intrants au CPF 2013-2018

Préparation de la cartographie à la base du CPF et développement de la stratégie territoriale
David Baril, ing.f., analyste senior, division nord-ouest, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

Préparation des données forestières pour le calcul des possibilités forestières
Gordon Weber, ing.f, analyste senior, division sud-ouest, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

Les principales composantes d’une stratégie sylvicole à l’échelle du CPF
Daniel Pin, ing.f., M. Sc., spécialiste du calcul des essences feuillues, division sud-ouest, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

 

Évolution de la forêt

Natura-2009 : un modèle de production forestière à l’échelle du peuplement pour les forêts du Québec
David Pothier, ing.f., Ph.D., FFG, Université Laval

ARTÉMIS-2009 : Un modèle de croissance à l’échelle de l’arbre pour les forêts du Québec
Mathieu Fortin, ing.f., Ph.D., 
Laboratoire d’Étude des Ressources Forêt-Bois (LERFoB), INRA

Modélisation de la succession forestière : SUCCÈS-2009 peut-il remplacer les hypothèses de retour dans les calculs de possibilité forestière?
Jean-Pierre Saucier, ing.f., Ph. D., Direction de la recherche forestière, MRNF

Utilisation des modèles de croissance et de succession dans le CPF
Toma Guillemette, ing.f., M.Sc., biologiste, Bureau du forestier en chef

 

Prise en considération des perturbations naturelles

Comment tenir compte des risques de feu dans le CPF?
Alain Leduc, Ph. D., biologiste, UQAM

Possibilités forestières et épidémie de tordeuse : vers une meilleure intégration
Guillaume Ste-Marie, ing.f. M. Sc., doctorant, UQAM, Daniel Kneeshaw, ing.f., Ph.D., UQAM et David McClean, Ph. D., UNB

Gestion des perturbations naturelles dans le CPF
Philippe Marcotte, ing.f., M. Sc., analyste, division sud-est, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

 

Intégration d’objectifs d’AFD dans le CPF

Intégration des objectifs d’aménagement au CPF : de la théorie à la pratique
Antoine Nappi, Ph.D., biologiste, Direction du développement stratégique, Bureau du forestier en chef

Aspect économique du CPF
V
incent Auclair, économiste, Direction du développement et de la coordination, Forêt Québec

Validation des intrants et des hypothèses retenues pour les CPF : un engagement du Forestier en chef dans l’aménagement durable des forêts
Richard Lefebvre, ing.f., Chef du service du calcul des possibilités forestières de l’ouest, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

La mise en œuvre opérationnelle du CPF 2013-2018
Jean Girard, ing.f., MGP, directeur, Direction du calcul des possibilités forestières, Bureau du forestier en chef

 

Plénière et période d’échanges avec les participants

Présentations des panélistes :

Les possibilités de calcul de la possibilité forestière
Luc Bouthillier, ing.f., Ph.D.
 
Éléments de réflexion vers une approche stratégique : comment passer du rendement soutenu au rendement durable ?
Pierre Bernier, ing.f., Ph.D.
 
Du rendement soutenu au rendement durable – « Mesurer l’ampleur du pas ! »
Jean Girard, ing.f., MGP.